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Échanger des idées sur le climat
Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie
www.nrtee-trnee.ca
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Énoncer le défi que pose la gouvernance

L’idée centrale derrière le développement durable est que la prospérité économique et la protection de l’environnement sont compatibles à condition de les aborder correctement. Ce n’est pas la façon habituelle de les percevoir. Trop souvent, on en parle d’un jeu à somme nulle, où l’environnement et l’économie offrent des intérêts concurrents. Lorsqu’un gagne, l’autre perd. Dans cette perspective, les décideurs ne peuvent rien espérer de mieux qu’un bon « équilibre » entre les deux.

Développement durable : « répondre aux besoins du présent sans compromettre la possibilité pour les générations à venir de satisfaire les leurs » – Commission Brundtland
 
Gouvernance : Les institutions et les processus à l’aide desquels la société prend et met en œuvre ses décisions en matière de politique publique. Cela comprend l’éventail complet des processus politiques, organisationnels et administratifs impliqués dans la prise de décisions en matière de politique publique et leur mise en œuvre, de même que la manière dont les décideurs sont tenus responsables de ces décisions.

En fait, l’environnement et l’économie peuvent s’améliorer mutuellement – et ils le font souvent. On peut le voir dans la mise au point de nouvelles technologies vertes, comme l’énergie éolienne ou la séquestration du carbone, qui offrent également des possibilités prometteuses de croissance économique.

Le défi du développement durable consiste à aligner ces intérêts dits concurrents de manières nouvelles et créatives, afin de les promouvoir en parallèle. Pour cela, nous devons sérieusement étudier des façons tout aussi nouvelles et créatives d’assurer une gouvernance coopérative. Si les Canadiens ne veulent choisir entre la prospérité et l’écologie, entre l’économie et l’environnement, alors nous devons envisager la création de mécanismes de gouvernance conçus spécialement pour s’adapter à la nature particulière des enjeux du développement durable. Nous devons trouver de meilleurs moyens d’aligner ou d’intégrer les intérêts de manière à mener à la durabilité. Sinon, il demeurera difficile de surmonter la polarisation et le manque de confiance qui caractérisent trop souvent les discussions sur l’environnement et l’économie.

Nous affirmons – et nos participants étaient d’accord – qu’une partie importante du problème repose sur les structures et les institutions employées pour étudier la problématique du développement durable. Comme l’a exprimé un des participants : « Les structures de gouvernance actuelles renforcent les vieilles conversations ». Le gouvernement favorise la libre expression des points de vue, mais conserve généralement le pouvoir décisionnel final. À la limite, les discussions se polarisent et les intérêts sont dressés les uns contre les autres, alors que les gens se sentent obligés de lutter pour avoir l’attention du gouvernement.

Si nous voulons changer cela, nous devons repenser la façon dont les gouvernements travaillent avec les intervenants. Nous devons modifier complètement les processus d’engagement de manière à récompenser les intervenants souples, mesurés et réfléchis. Un bon renforcement des comportements positifs des intervenants consiste à leur donner plus de pouvoir dans la détermination des solutions, ce qu’ils verront comme un meilleur moyen de promouvoir leurs intérêts. En contrepartie, ils doivent s’engager fermement dans un processus de dialogue avec les autres intervenants afin de trouver des solutions vraiment durables – c’est-à-dire, qui respectent leurs intérêts respectifs en les alignant et les intégrant de manières nouvelles. En bref, un tel processus encourage les intervenants à cesser de se concurrencer et à commencer à collaborer.

Cela ne veut pas dire que ces processus seront infaillibles; il existe des différences réelles et irréconciliables. Lorsque nul consensus n’est possible, le gouvernement a l’obligation d’arrêter une décision en fonction de l’intérêt public plus général, après avoir obtenu toute l’information nécessaire et entendu tous les points de vue. Néanmoins, de nouvelles possibilités d’intégration et d’alignement se présentent. Avec un bon processus et un engagement ferme, les intervenants qui se voyaient comme des concurrents, voire des rivaux, commencent à se découvrir des points communs.

Ce type de collaboration reconnaît la capacité limitée des gouvernements, bien qu’elle ne diminue en rien son rôle. Les enjeux du développement durable comme le changement climatique, la biodiversité et la qualité de l’air sont complexes, dans le sens où aucun ministère ou gouvernement ne peut en assurer seul la gestion. Une gouvernance efficace du développement durable doit comprendre la participation des intervenants et du public afin de trouver les bonnes solutions et les mettre en œuvre. En pratique, les processus coopératifs demandent simplement aux intervenants de reconnaître et d’accepter qu’ils aient un rôle réel à jouer, de concert avec les gouvernements, dans la définition et l’application de solutions à ces problèmes.

Le reste du rapport traite de notre approche à l’égard du défi de la gouvernance. Nous présentons d’abord certaines approches du gouvernement, de l’industrie, des collectivités et des citoyens du Canada, qui ont été prises pour relever ce défi. Nous soulignons ensuite certaines des leçons apprises. Nous établissons ainsi le bien-fondé des modèles coopératifs de gouvernance qui rassemblent les intervenants et les gouvernements dans un partenariat d’élaboration et de mise en œuvre de politiques de développement durable. Puis, nous décrivons les éléments essentiels d’une gouvernance coopérative efficace.

Prochain »

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LES TABLES RONDES
La TRNEE et le FPP ont réuni 20 grands spécialistes et intervenants des domaines de la durabilité et des politiques publiques pour étudier différents moyens d’améliorer les méthodes de gouvernance du développement durable.

Table ronde no. 1
le 6 octobre 2009

Table ronde no. 2
le 10 novembre 2009

Liste des participants

CITATIONS

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