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Échanger des idées sur le climat
Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie
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Échanger des idées sur le climat

DEBUT DE LA BARRE DE MENU COMMUNE

2.1.5 Le déploiement de la technologie sera impératif

D'ici 2050 : la transition du Canada vers un avenir à faible taux d'émission -- Conseils sur la réduction à long terme des gaz à effet de serre et des polluants atmosphériques

Lorsque nous avons examiné les réductions profondes de GES, il nous est apparu que l'étendue et la portée du déploiement technologique sont importantes et peut-être sans précédent dans l'ère industrielle moderne. Cela nous amène à notre principale observation « technologique », soit que l'atteinte des cibles à moyen et à long terme exigera un déploiement à grande échelle de technologies à faible utilisation de carbone dans tous les segments de l'économie. Cet énoncé est appuyé par des études antérieures effectuées par la TRNEE en 2006[25], lesquelles concluaient que de profondes réductions des émissions de GES étaient possibles d'un point de vue technologique pourvu que l'on utilise les technologies commerciales disponibles et prévisibles (les techniques de CSC se placent dans cette dernière catégorie).

Nos travaux actuels appuient l'hypothèse selon laquelle il existe des occasions technologiquement réalisables dans des secteurs tels que l'efficacité énergétique, le passage à des sources de carburant à intensité carbonique plus faible, le recours aux techniques de CSC et à des réductions globales de la demande (des résultats comme la conservation de l'énergie et des activités comme les kilomètres parcourus).[26] La figure 7 donne un aperçu de l'échelle du déploiement technologique qui sous-tend les réductions dans notre scénario rapide et important.[27] Chacun des coins de cale indique l'effort technologique requis à partir du niveau actuel pour atteindre des réductions profondes à long terme[28].

Tableau 7 : « Coins de cale » de réduction des GES pour une réduction de 20 % d'ici 2020 et de 65 % d'ici 2050 (selon le scénario de « départ rapide »)

 

Remarque : CSC représente le coin de capture et de stockage du carbone. CSC/EE représente le chevauchement entre la capture et le stockage du carbone (CSC) et l'efficacité énergétique (EE). Le coin de changement de carburant représente la contribution du passage du charbon aux produits pétroliers au gaz naturel à l'électricité. Cette partie comprend également la contribution des énergies renouvelables (énergie éolienne, hydroélectricité, etc.) et de l'énergie nucléaire. Le coin de résultat représente la réduction des émissions de GES attribuable à une diminution de la production physique.

Bien que nos connaissances, la modélisation et l'intuition nous indiquent que nous possédons techniquement la capacité d'atteindre des réductions importantes des émissions, il existe des risques ou des obstacles importants à leur déploiement.

  • Les technologies comme la CSC n'ont essentiellement pas été mises à l'épreuve à grande échelle, mais elles représentent une occasion importante de lutte contre la pollution. Bien que des projets de CSC à petite échelle aient connu du succès, leur transposabilité reste inconnue. Il est cependant important de noter que des investissements dans les démonstrations de technologie et les infrastructures devront être faits plus tôt que tard afin de faire progresser les connaissances en matière de CSC.

  • Les conditions d'habilitation pour le déploiement à grande échelle de la technologie ne sont pas entièrement développées, et il existe un besoin d'établir un cadre de politique publique de soutien, de nouveaux systèmes réglementaires, et de retirer les obstacles réglementaires existants. Ces deux aspects indiquent une nécessité pour le gouvernement de rechercher systématiquement des façons de réduire les obstacles au déploiement par le secteur privé de technologies faibles en carbone tout en mettant en place de nouveaux processus pour en faciliter le déploiement.

  • Il peut y avoir des goulots d'étranglement de développement portant sur la disponibilité de la technologie, de la main-d'œuvre et des matériaux comme en rencontre actuellement le secteur en amont du pétrole et du gaz en Alberta. Les taux de croissance annuelle de la production d'éthanol et des autres biocarburants devront également augmenter de façon constante, soulevant d'importantes questions sur la variabilité dimensionnelle et les effets sur la qualité de l'air autres que les émissions de GES, comme l'augmentation des particules en suspension. La planification en fonction de ces goulots d'étranglement devient une tâche importante pour le gouvernement comme pour le secteur privé.

  • La portée du déploiement technologique requis dans virtuellement tous les secteurs de l'économie limite la possibilité d'une panacée technologique qui émergerait et résoudrait le problème. La période de 40 ans pourrait bien être trop courte pour permettre à des percées technologiques d'infiltrer entièrement l'économie, de sorte que les technologies radicales sont improbables, malgré des prix d'émission élevés qui déclenchent des travaux importants en R&D et en innovation.

  • Derrière le déploiement technologique, il y a l'obligation de faire des choix. Les choix individuels devront changer ou être changés pour stimuler les investissements à grande échelle nécessaires dans les technologies à faible utilisation de carbone. Les gouvernements sont donc dans l'obligation de favoriser les changements par le prix des émissions et les politiques complémentaires, et la population dans l'obligation de faire des choix technologiques à faible utilisation de carbone.

Ces considérations pointent vers un risque de déploiement de la technologie qui exigera davantage qu'un système de prix d'émissions couvrant l'ensemble des secteurs économiques pour en assurer le succès. En fait, le gouvernement devra traiter systématiquement des conditions habilitantes importantes afin de favoriser et de susciter le vaste déploiement de basse technologie nécessaire pour atteindre de profondes réductions dans les émissions de GES.

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Table des matières
Sommaire

1 Introduction
1.1 Objet
1.1.1 Référence à la Loi sur la lutte contre la pollution atmosphérique
et avis de la TRNEE

1.1.2 Le cadre fédéral de réglementation et la référence de la TRNEE
1.1.3 Cadre conceptuel
1.2 Contexte général et hypothèses des conseils
de la TRNEE sur les gaz à effet de serre

1.3 La transition jusqu’à 2050

2 Gérer la transition vers un avenir à faibles émissions
2.1 Conditions de mise en oeuvre pour une bonne gestion de la transition
2.1.1 Note sur notre modélisation, nos hypothèses et nos avertissements
2.1.2 Le Canada agit de concert avec le reste du monde
2.1.3 La certitude de la politique au-delà du court terme est indispensable
2.1.4 Prix des émissions appliqué à toutes les sphères
de l’économie accompagné de politiques complémentaires

2.1.5 Le déploiement de la technologie sera impératif
2.1.6 Réductions des polluants atmosphériques et démarche intégrée
2.2 Comprendre le risque économique et les incertitudes de la transition
2.2.1 Perspectives de croissance économique nationale à long terme
2.2.2 Résultats régionaux et sectoriels
2.2.3 L’importance des conditions habilitantes

3 Principales constatations et recommandations

4 Vers l’avenir

5 Annexe
5.1 Lettre de référence de la ministre de l’Environnement
5.2 Approche de la TRNEE à la référence
5.3 Glossaire
5.4 Recherches commandées par la TRNEE à l’appui de la référence
5.5 Principales caractéristiques du modèle d’économie d’énergie : SCMI
5.6 Messages des réunions régionales dans tout le Canada
5.7 Participants aux réunions – Recherches de la TRNEE
sur l’air pur et les changements climatiques – 2007